Visite

Dans le prolongement de l'aile du 16e siècle, les caves du 18e siècle accueillent tout au long de l'année des expositions temporaires.

SAKIFE

Exposition photographique de Christophe Smets
La santé des femmes au Kivu

tous les jours de 10h30 à 17h30 du 18 janvier au 12 mars 2023

SAnté au KIvu des FEmmes : SA.KI.FE

Catalogue en vente au magasin de l'abbaye, avec présentation du reportage au Kivu.

Le point de départ du projet photographique de Christophe Smets est l’action du Dr. Denis Mukwege,
Prix Nobel de la paix, Prix Sakharov, Prix des droits de l'homme des Nations unies.

Le photographe liégeois Christophe Smets s'est attaché à porter un regard d'auteur sur une situation actuelle et dramatique, mettant en avant les émotions des femmes dans un souci de respect et de dignité. La situation des femmes dans le monde est une thématique récurrente du travail de Christophe Smets. Elle lui a déjà inspiré différents projets relatifs à la pauvreté des femmes à Bruxelles et à la lutte contre l’excision dans le monde. Après s’être rendu à plusieurs reprises dans l’est du Congo (Ituri) pour la réalisation de reportages, aiguillé par sa curiosité et son engagement, il a ressenti le besoin de porter un regard sur différents aspects liés à la santé des femmes au Kivu (Nord et Sud) en lien avec le travail du docteur Mukwege.

L'accès aux soins est une problématique criante en RD Congo. Dans beaucoup de zones, les centres de santé sont obsolètes et difficiles d’accès, les soins sont prodigués dans de mauvaises conditions, les médicaments manquent, la santé mentale est ignorée, l'accompagnement social est inexistant… Ces nombreux problèmes sont encore plus accentués pour les populations vulnérables et en particulier, les femmes.

SAKIFE est un projet de reportage réalisé par Christophe Smets, en collaboration avec Olivier le Bussy, qui a pour cadre les provinces du Nord et du Sud Kivu à l'Est de la RD Congo. Il vise à exposer les rôles des femmes dans le système de santé et est basé sur des instantanés de vie de patientes, de victimes, de femmes prestataires de soins et de personnes travaillant sur la thématique santé.

Le point de départ du projet est l'action du docteur Mukwege, prix Nobel de la paix 2018. Pour son travail à l'hôpital de Panzi, où ont déjà été soignées des dizaines de milliers de victimes de violences sexuelles. Partout dans le monde, Denis Mukwege connu comme étant "l'homme qui répare les femmes", ces victimes de violences sexuelles dans le cadre des conflits armés du Congo. Il sillonne le monde pour dénoncer l'utilisation du viol et des violences sexuelles comme armes de guerre, et a mis en place une vision holistique de la prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles. Selon cette approche, l'encadrement est global et comprend plusieurs volets : médical, psychologique, juridique et socioéconomique. La Fondation Panzi qui chapeaute une part importante des activités menées par les équipes du docteur Mukwege, en partenariat avec de nombreux acteur·rices humanitaires et de développement, compte pas moins de cinquante projets liés à la santé des femmes victimes de violences sexuelles.

Au Kivu (Nord et Sud), le viol s'est également insidieusement développé dans la société civile, causant des dommages importants au sein des familles. En effet, en RD Congo, les femmes violées sont souvent rejetées par leur communauté.

Le viol n'est pas la seule cause des violences sexuelles causées aux femmes du Kivu. Le portage de charges lourdes, lié à la pauvreté de la population, est régulièrement mis en cause et provoque à long terme des troubles gynécologiques de type prolapsus (descente d'organes).

Bien que les violences sexuelles constituent une part importante des problèmes vécus par les femmes du Kivu, SAKIFE s'est attaché à aborder la santé de manière plus large via l'action d'acteur·rices de la santé présent·es à différents niveaux d'intervention. Le projet met le plus fidèlement possible en lumière les situations souvent précaires et les conséquences globales de l'accès restreint à des soins de santé de qualité pour les femmes de la région. Mais l'exposition présente aussi ce qu’elles mettent en œuvre, avec l’appui de différents partenaires locaux et internationaux pour améliorer leur quotidien et construire un avenir meilleur pour elles et leurs enfants.

L'ambition du projet est de réaliser une exposition itinérante qui témoigne et sensibilise d'une question aujourd'hui plus que jamais au cœur des enjeux majeurs de la société congolaise et humaine. Il est d'ores et déjà prévu que l'exposition puisse poursuivre sa route en Belgique et au-delà, notamment au Canada et en RD Congo.


CRUCIFIXION POUR NOTRE TEMPS

Peintures de 
Paul FLICKINGER

tous les jours de 10h00 à 18h00 du 18 mars au 25 juin 2023

Pour cette plongée dans le mystère de la croix du Christ, l’artiste Paul Flinckinger s’est laissé librement inspiré par le maître du Retable d’Issenheim.  Le regard se fait proche du geste, des expressions, du drame intérieur qui traversent toutes les époques et vient résonner pour nous aujourd’hui à travers les épreuves de notre monde.  Il y va d’un parcours d’humanité profonde, d’une respiration liée à la couleur et au trait réaliste.

Paul Flickinger est né à Colmar en 1941, dans la France occupée du Haut - Rhin. À 16 ans, il est formé à la lithographie auprès d’Arthur Boxer, de 1957 jusqu’en 1961. En 1970, il devient directeur artistique du Républicain Lorrain à Metz, et fonde 4 ans plus tard le groupe Art - Recherche avec 12 peintres et sculpteurs alsaciens. 

Dans les années 80, il réalise ses premières expositions, et reçoit ses premiers prix pour ses travaux, dont la médaille d’argent du Salon des Artistes Français à Paris ou la médaille d’argent au Bilan de l’Art Contemporain au Québec. 
Au fil des années, ses travaux conquissent un public de plus en plus large.
Dans les années 90, il travaille avec Pierre Cardin. En 2010, il est reçu membre d’honneur de l’Académie des Arts de Russie à Moscou. On peut voir ses sculptures dans l’espace public en France à Paris, Hagondange, Marly, Metz…
Flickinger explore tant la sculpture que l'art brut.
Ses peintures sont chargées, sombres avec un trait très réaliste et original.
Les thématiques récurrentes du travail de l’artiste touchent à la mémoire, à l’individu face à la société, la transmission, ou encore à l’environnement.

Marqué à 14 ans devant le retable d’Issenheim exposé au musée de Unterlinden de Colmar, Flickinger décline cette œuvre en plusieurs créations pendant 10 mois de travail. Il y retranscrit tout son questionnement sur la religion, la rationalité, le sens de notre humanité ; mais fait aussi écho à son histoire personnelle :
« Si j’essaye de comprendre ? Nous pouvons croire, nous pouvons rêver, nous pouvons espérer, nous ne pouvons pas savoir. Il nous reste à réfléchir, à inventer, à imaginer. »


L'EVANGILE DES PLIS

Exposition de peintures par Caroline Chariot

tous les jours de 8h30 à 18h30 du 30 juin au 3 septembre 2023

Caroline Chariot-Dayez naît à Bruxelles en 1958. Préoccupée par le désir de comprendre ce qu’ est la peinture qu’elle pratique depuis son plus jeune âge, elle fait un master en philosophie. Depuis de nombreuses années, elle ne peint que des plis, transportée par leur beauté. Bien au-delà d’un « sujet », ils sont devenus pour elle comme un langage accordé à l’invisible. Ces derniers temps, son travail pictural a été profondément influencé par les œuvres mystiques de Simone Weil.

Caroline Chariot-Dayez a exposé dans de nombreuses foires d’art contemporain et individuellement, chaque année, à Bruxelles, Paris, Lille, Strasbourg, Londres, New-York etc,  mais depuis plus de 10 ans, elle présente son oeuvre exclusivement dans des lieux de spiritualité tels que la Cathédrale de Bruxelles, l’ Eglise Saint Sulpice à Paris, le Temple neuf à Strasbourg, etc...

Le pli est la structure d’une réalité qui n’est ni plate ni immobile, mais profonde et mouvante. La lumière s’obscurcit, l’ombre s’éclaire. Des choses sont révélées, d’autres sont cachées. On glisse de la lumière à l’ombre et de l’ombre à la lumière sans qu’elles soient jamais coupées l’une de l’autre. 
Etonnante est la curieuse clarté qui transparaît dans les ombres les plus sombres: « la lumière de l’ombre », et plus surprenante encore, la lumière qui sourd des interstices, intense, rouge ou dorée. Le réel n’est pas seulement profond : il est habité. La beauté du pli, c’est cette lumière au-dedans, comme un appel. 

Le blanc est le fond invisible d’où tout émerge et où tout s’accomplit. Il traverse les figures, les habite, les irradiant de sa lumière. Le visible est prélevé sur l’invisible. L’invisible occupe le visible. 

A l’opposé de toute attitude de maîtrise, le souci de réalisme est la forme que prennent la contemplation et la fascination. La beauté, quand elle se manifeste, prend possession de celui qui la contemple. Le réalisme est dépossession. 

« L’évangile des plis » vous présente un parcours à travers les grands moments de la vie, de la mort et de la résurrection du Christ.  Chaque œuvre devient une méditation qui introduit à la Bonne nouvelle de l’évangile et laisse pressentir un mystère d’éternité.

www.chariot-dayez.com


Pour les conditions d'entrée et les heures de visite

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